500 GS
Accroche La Suzuki 500 GS 2004 incarne une philosophie révolue mais toujours pertinente : celle du roadster accessible, honnête, sans artifice. À 4 599 euros , elle se positionne comme l'une des entrées les plus abordables du segment mid…

Accroche La Suzuki 500 GS 2004 incarne une philosophie révolue mais toujours pertinente : celle du roadster accessible, honnête, sans artifice. À 4 599 euros , elle se positionne comme l'une des entrées les plus abordables du segment mid…
Est-elle faite pour vous ?
Trois réglages et la fiche s'adapte à votre profil.
Score global d'adéquation à votre profil, calculé sur l'accessibilité, le permis et l'usage.
Vous posez bien la plante des deux pieds. Les 188 kg se gèrent facilement.
Roulez bridé à 47,5 ch, puis débridez après 2 ans sans changer de moto.
Confort d'assise et couple disponible : une vraie compagne pour avaler les kilomètres.
Courbes de performance
Puissance & couple estimés selon le régime
Profil de la moto
Évaluation sur 6 axes
Ce que cache un prix presque stable
Le prix catalogue de chaque millésime, face au prix de lancement ajusté de l'inflation. L'écart entre les deux courbes, c'est ce que l'acheteur gagne.
Fiche technique
Deux lectures d'un même modèle — la synthèse parlante, ou le détail exhaustif.
Le poids conditionne la maniabilité à l'arrêt comme en mouvement — un critère décisif au quotidien.
Détermine l'aisance pieds au sol aux arrêts et manœuvres selon votre taille.
La puissance de pointe donne le tempérament, mais le ressenti dépend surtout de la disponibilité du couple.
Plus le couple arrive tôt, moins vous jouez de la boîte en ville comme en côte.
À mettre en regard de l'équipement, des prestations et de la concurrence directe.
Galerie
3 photosSuzuki 500 GS, en détail
Accroche
La Suzuki 500 GS 2004 incarne une philosophie révolue mais toujours pertinente : celle du roadster accessible, honnête, sans artifice. À 4 599 euros, elle se positionne comme l'une des entrées les plus abordables du segment middleweight, destinée aux jeunes permis et aux pilotes en quête de polyvalence sans prise de tête. Dans un marché saturé de machines gadgetisées, cette 500 respire l'air frais du pragmatisme nippon — un V-twin air-refroidi, un cadre tubulaire éprouvé, une électronique réduite à l'essentiel. Elle s'adresse à celui qui veut rouler, apprendre et profiter, loin des écrans tactiles et des modes de conduite.
Moteur & Caractère
Le cœur de cette Suzuki pulse en V-twin 487 cc, configuration qui signe immédiatement son caractère : un moteur taillé pour la sensation plutôt que la performance brute. Avec 48 ch à 9 200 tr/min et 40,2 Nm à 7 500 tr/min, ce bloc affiche une puissance modulée, presque bienveillante, qui place le rapport poids-puissance à environ 255 g/ch — une donnée qui révèle une machine légère et réactive. L'architecture à deux soupapes par cylindre, typique de cette époque, sacrifie la modernité à la fiabilité : pas de variateur d'admission, pas de suralimentation, juste de la mécanique honnête.
La courbe de puissance, décentrée vers les hauts régimes, invite à exploiter l'étagement de la boîte six vitesses pour maintenir le moteur vivant. L'EFI (injection électronique) garantit un démarrage fiable et une carburation stable sur toute la plage d'utilisation, tandis que le refroidissement air impose une certaine retenue en circulation urbaine dense — une limite acceptée pour préserver la légèreté et la simplicité. Ce n'est pas un moteur qui écrase, c'est un moteur qui invite à la technique, à la progression. Pour le segment des 500 cc, c'est une proposition honnête, même si la concurrence japonaise (Kawasaki Ninja 500, Yamaha YZF-R5) proposait déjà des blocs plus affinés.
Partie cycle & Comportement
Le châssis repose sur une structure double berceau tubulaire en acier, géométrie classique qui a fait ses preuves sur des millions de machines. Avec un empattement de 1 410 mm et une hauteur de selle de 790 mm, la GS 500 propose des proportions généreuses, favorables à la stabilité directionnelle mais exigeant une certaine envergure physique pour appréhender les manœuvres à basse vitesse. Le poids en ordre de marche de 188 kg reste raisonnable pour le segment, facilitant l'accès aux pilotes de morphologie modeste.
Les suspensions, simples mais efficaces, affichent 120 mm de débattement à l'avant (fourche télescopique) et 115 mm à l'arrière (monoshock), des chiffres qui promettent un confort suffisant sur route dégradée sans pour autant transformer la machine en tout-terrain. L'absence d'ajustabilité (compression, détente) limite les possibilités de réglage, mais simplifie la prise en main — une vertu pédagogique. Le freinage, confié à deux disques hydrauliques simples (310 mm à l'avant, 250 mm à l'arrière), bénéficie d'un ABS qui intervient uniquement sur l'essieu avant, sans gestion en virage. C'est une aide bienvenue pour les apprentis, sans les infantiliser.
Sur la route, ce châssis promet une tenue neutre, prévisible, rassurante. Pas de surprise, pas de vice caché : une machine qui pardonne les maladresses tout en récompensant la technique. Le rayon de braquage, conséquence de cet empattement généreux, demande une anticipation accrue en ville, mais c'est le prix d'une stabilité en ligne et à vitesse soutenue.
Technologie & Équipement
La fiche électronique de cette GS 500 respire la sobriété : ABS avant uniquement, pas de contrôle de traction, pas de modes de conduite, pas de quickshifter ni de régulateur de vitesse. En 2004, c'était déjà minimaliste, mais c'était aussi le standard des roadsters d'accès. Cette approche épurée signifie que le pilote reste maître de chaque décision — accélération, dosage du freinage, gestion de la trajectoire. Aucune électronique ne viendra lisser ou corriger ses inputs.
Sur le plan de l'équipement de série, aucune information n'est disponible quant aux protections, au confort (selle, poignées chauffantes) ou aux accessoires. On peut supposer une dotation classique pour l'époque : compteur analogique ou petite LCD, éclairage basique, instrumentation fonctionnelle. Le réservoir de 20 litres offre une autonomie raisonnable, élément clé pour une machine destinée à la balade et à la formation.
Sur la route
La Suzuki 500 GS 2004 est une machine de transition, une école de la moto moderne. Elle s'adresse au permis A2 qui souhaite progresser sans crainte, au jeune adulte qui cherche une première moto fiable et économique, au pilote confirmé en quête d'une seconde machine sans prise de tête. À 4 599 euros, le rapport qualité-prix demeure remarquable : pour ce tarif, on acquiert une base solide, une mécanique éprouvée, un cadre structurel qui ne déçoit pas.
Les compromis ? Ils sont acceptables. Le moteur air-refroidi impose une certaine retenue en embouteillage, l'absence d'électronique avancée exige une implication du pilote, la simplicité des suspensions limite les réglages. Mais en retour, on gagne en légèreté, en accessibilité, en pédagogie mécanique. C'est une moto qui enseigne, qui révèle les défauts de technique plutôt que de les masquer.
Sur l'autoroute, elle tiendra l'allure sans fatigue excessive. En montagne, elle invitera à la technique plutôt qu'à la puissance brute. En ville, elle manœuvrera avec une certaine lourdeur, mais sans vice. C'est une généraliste convaincante, ni révolutionnaire ni décevante, juste fiable — une qualité qui ne se cote pas en essai papier mais qui vaut son pesant d'or à l'usage.
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Questions fréquentes
Quel est le prix de la Suzuki 500 GS 2004 ?
La Suzuki 500 GS 2004 est affichée à 4 599 € (tarif constructeur indicatif, hors options et frais de mise en route).
Quelle est la puissance de la 500 GS ?
La Suzuki 500 GS 2004 développe 48 ch (35.79 kW).
Quel est le poids de la 500 GS ?
La Suzuki 500 GS 2004 pèse 188 kg en ordre de marche.
Quelle est la hauteur de selle de la 500 GS ?
La hauteur de selle de la Suzuki 500 GS 2004 est de 790 mm.
La 500 GS est-elle compatible permis A2 ?
Uniquement en version bridée : la Suzuki 500 GS 2004 développe 35.79 kW d'origine et peut être ramenée à 35 kW si le constructeur propose un kit A2.
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