955i DAYTONA
Accroche La Triumph 955i Daytona incarne en 2003 la vision britannique d'une superbike moderne : une machine résolument sportive, affûtée pour la route et la piste, qui refuse de se soumettre aux dikats des quatre-cylindres japonais. Pos…

Accroche La Triumph 955i Daytona incarne en 2003 la vision britannique d'une superbike moderne : une machine résolument sportive, affûtée pour la route et la piste, qui refuse de se soumettre aux dikats des quatre-cylindres japonais. Pos…
Est-elle faite pour vous ?
Trois réglages et la fiche s'adapte à votre profil.
Score global d'adéquation à votre profil, calculé sur l'accessibilité, le permis et l'usage.
Vous posez bien la plante des deux pieds. Les 219 kg se gèrent facilement.
Trop puissante pour être bridée en A2 : permis A requis.
Confort d'assise et couple disponible : une vraie compagne pour avaler les kilomètres.
Courbes de performance
Puissance & couple estimés selon le régime
Profil de la moto
Évaluation sur 6 axes
Un prix en baisse depuis le lancement
Le prix catalogue de chaque millésime, face au prix de lancement ajusté de l'inflation. L'écart entre les deux courbes, c'est ce que l'acheteur gagne.
Fiche technique
Deux lectures d'un même modèle — la synthèse parlante, ou le détail exhaustif.
Le poids conditionne la maniabilité à l'arrêt comme en mouvement — un critère décisif au quotidien.
Détermine l'aisance pieds au sol aux arrêts et manœuvres selon votre taille.
La puissance de pointe donne le tempérament, mais le ressenti dépend surtout de la disponibilité du couple.
Plus le couple arrive tôt, moins vous jouez de la boîte en ville comme en côte.
À mettre en regard de l'équipement, des prestations et de la concurrence directe.
Galerie
3 photosTriumph 955i DAYTONA, en détail
Accroche
La Triumph 955i Daytona incarne en 2003 la vision britannique d'une superbike moderne : une machine résolument sportive, affûtée pour la route et la piste, qui refuse de se soumettre aux dikats des quatre-cylindres japonais. Positionnée à 11 900 euros, elle se veut accessible sans sacrifier l'âme, offrant aux pilotes exigeants une alternative à saveur anglaise dans un segment dominé par les géants d'Asie. C'est une moto pour qui préfère l'originalité mécanique au conformisme, le caractère au consensus.
Moteur & Caractère
Le cœur de cette Daytona bat au rythme singulier d'un trois-cylindres de 955 cc alimenté par injection électronique. Cette architecture rare en superbike révèle l'intention de Triumph : échapper aux sentiers battus. Avec 149 chevaux à 10 700 tr/min et un couple de 100 Nm à 8 200 tr/min, le moteur affiche des chiffres honnêtes mais non spectaculaires comparés aux 180 ch des hypersportives nipponnes contemporaines. Le ratio poids-puissance de 1,47 ch/kg en ordre de marche demeure cependant compétitif, promettant une accélération linéaire et nerveuse.
Ce trois-cylindres est la vraie signature de la Daytona. Contrairement aux quatre-cylindres qui hurlent à haut régime, le tricylindre déploie son tempérament de manière plus progressive, avec une vibration caractéristique — celle qui rappelle les origines sportives de Triumph aux années 1970. La courbe de puissance, montante jusqu'à plus de 10 000 tr/min, suggère un moteur qui demande de l'engagement, qui récompense le pilote qui le pousse en régime. Ce n'est pas une arme de guerre à déploiement instantané, mais un instrument de précision qui exige du doigté et de la connivence.
L'injection EFI et le taux de compression de 12:1 indiquent une mise au point soignée, loin de l'amateurisme. Ce bloc promet une fiabilité éprouvée et une réactivité aux variations de charge, gage de plaisir en virages serrés où le dosage de l'accélération devient crucial. La boîte manuelle six rapports complète cette philosophie : des étages courts favorisant la vivacité, sans sacrifier la tenue de route en allure soutenue.
Partie cycle & Comportement
Avec un empattement de 1 426 mm et un poids à sec de 188 kg seulement, la Daytona affiche des proportions ramassées, annonçant une agilité naturelle. L'aluminium multitubulaire du cadre, choix classique mais éprouvé, promet une rigidité adéquate sans surpoids. C'est une machine pensée pour être maniée plutôt que domptée.
Les suspensions révèlent un parti pris sportif assumé : fourche télescopique classique de 120 mm à l'avant et monoamortisseur de 140 mm à l'arrière. Ces débattements modérés, typiques des sportives agressives du début des années 2000, favorisent la stabilité en appui et la réactivité directionnelle au détriment du confort sur mauvaise route. La géométrie — non précisée mais déducible du profil sportif — doit être incisive, avec un angle de chasse relativement fermé pour l'époque, autorisant des appuis prononcés sans perte de contrôle.
Le freinage, confié à un disque simple de 320 mm à l'avant et 220 mm à l'arrière, peut sembler chiche face aux doubles disques de la concurrence. C'est oublier que sur une machine légère de 219 kg en ordre de marche, cette configuration suffit amplement, à condition que les plaquettes et l'étrier soient à la hauteur. La puissance de freinage prime moins ici que la progressivité et la modulation, essentielles pour un pilote qui cherche à exploiter la trajectoire en limite d'adhérence.
Technologie & Équipement
En 2003, l'électronique embarquée reste minimaliste comparée aux standards actuels. L'injection EFI constitue l'essentiel de la dotation technologique — pas de contrôle de traction, pas de modes moteur, pas de suspensions électroniques. C'est volontaire : Triumph privilégie la pureté mécanique, laissant au pilote la responsabilité totale de la machine. Cette philosophie plaît aux puristes mais peut rebuter les novices.
L'équipement de série reste sobre : un guidon sportif, des rétroviseurs aérodynamiques intégrés, une selle de 815 mm de hauteur — accessible pour la majorité des pilotes — et un réservoir de 21 litres offrant une autonomie décente pour les sorties longues. Pas de gadgets inutiles, pas de compromis marketing : juste l'essentiel pour rouler vite et sûr.
Sur la route
La Triumph 955i Daytona 2003 s'adresse au pilote moto qui sait ce qu'il cherche : une superbike sans compromis, légère, maniable, dotée d'un moteur atypique qui demande du respect. À 11 900 euros, elle offre un excellent rapport qualité-prix face aux hypersportives surpuissantes et complexes des Japonais. C'est une machine pour la route sinueuse, pour le circuit amateur, pour qui préfère l'agilité à la puissance brute.
Les compromis existent : moins de puissance qu'une CBR 954 RR ou GSX-R 1000, freinage plus modeste, équipement épuré. Mais en échange, vous obtenez une moto authentique, qui ne vous abandonne jamais, qui demande de l'engagement et qui récompense le pilote qui la comprend. Sur une belle route de montagne, ses 149 chevaux et son poids plume feront oublier les chiffres bruts. C'est un choix de cœur autant que de raison — celui d'un vrai motard.
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Questions fréquentes
Quel est le prix de la Triumph 955i DAYTONA 2003 ?
La Triumph 955i DAYTONA 2003 est affichée à 11 900 € (tarif constructeur indicatif, hors options et frais de mise en route).
Quelle est la puissance de la 955i DAYTONA ?
La Triumph 955i DAYTONA 2003 développe 149 ch (111.11 kW).
Quel est le poids de la 955i DAYTONA ?
La Triumph 955i DAYTONA 2003 pèse 219 kg en ordre de marche.
Quelle est la hauteur de selle de la 955i DAYTONA ?
La hauteur de selle de la Triumph 955i DAYTONA 2003 est de 815 mm.
La 955i DAYTONA est-elle compatible permis A2 ?
Non : avec 111.11 kW d'origine, la Triumph 955i DAYTONA 2003 dépasse les 70 kW au-delà desquels le bridage A2 n'est pas autorisé.
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