1200 CORSARO
Accroche La Morini 1200 Corsaro arrive en 2007 comme une proposition singulière sur le marché des roadsters middleweight. Construite par le manufacturier bolognais, cette machine incarne une philosophie italienne : un tempérament affirmé…

Accroche La Morini 1200 Corsaro arrive en 2007 comme une proposition singulière sur le marché des roadsters middleweight. Construite par le manufacturier bolognais, cette machine incarne une philosophie italienne : un tempérament affirmé…
Est-elle faite pour vous ?
Trois réglages et la fiche s'adapte à votre profil.
Score global d'adéquation à votre profil, calculé sur l'accessibilité, le permis et l'usage.
Un pied à plat, l'autre sur la pointe aux arrêts. La légèreté compense la selle haute.
Trop puissante pour être bridée en A2 : permis A requis.
Confort d'assise et couple disponible : une vraie compagne pour avaler les kilomètres.
Courbes de performance
Puissance & couple estimés selon le régime
Profil de la moto
Évaluation sur 6 axes
Ce que cache un prix presque stable
Le prix catalogue de chaque millésime, face au prix de lancement ajusté de l'inflation. L'écart entre les deux courbes, c'est ce que l'acheteur gagne.
Fiche technique
Deux lectures d'un même modèle — la synthèse parlante, ou le détail exhaustif.
Le poids conditionne la maniabilité à l'arrêt comme en mouvement — un critère décisif au quotidien.
Détermine l'aisance pieds au sol aux arrêts et manœuvres selon votre taille.
La puissance de pointe donne le tempérament, mais le ressenti dépend surtout de la disponibilité du couple.
Plus le couple arrive tôt, moins vous jouez de la boîte en ville comme en côte.
À mettre en regard de l'équipement, des prestations et de la concurrence directe.
Galerie
3 photosMorini 1200 CORSARO, en détail
Accroche
La Morini 1200 Corsaro arrive en 2007 comme une proposition singulière sur le marché des roadsters middleweight. Construite par le manufacturier bolognais, cette machine incarne une philosophie italienne : un tempérament affirmé plutôt qu'une fiche technique exhaustive. Avec ses 140 chevaux issus d'un V-twin de 1187 cc, elle s'adresse à un pilote en quête d'authenticité motocycliste, loin des surenchères technologiques qui commencent à dominer le segment. À 12 590 euros, elle propose une alternative séduisante aux roadsters nippons ou germains, pour qui accepte ses compromis en échange d'une âme mécanique bien trempée.
Moteur & Caractère
Le cœur battant de la Corsaro est un V-twin atmosphérique, architecture de prédilection des constructeurs italiens depuis des décennies. Avec un alésage de 107 mm pour une course de 66 mm, ce moteur affiche un caractère oversquare marqué, orienté vers les hauts régimes. La puissance maximale de 140 ch à 8 500 tr/min confirme cette orientation : le moteur respire librement en haut de plage, tandis que le couple de 117,68 Nm à 6 500 tr/min reste généreux sans dominer la signature sonore. Avec un taux de compression élevé de 11,8:1, ce bloc exige une essence de qualité et promet des vibrations caractéristiques du V-twin italien — pas désagréables, mais bien présentes.
Le rapport poids/puissance de 1,41 ch/kg place la Corsaro dans une position enviable : assez légère pour briller en accélération, assez puissante pour ne jamais sembler essoufflée. L'injection électronique garantit une alimentation moderne et fiable, tandis que le refroidissement liquide maintient les températures en toute circonstance. Comparée à ses rivales directes — la Triumph Street Triple, la Kawasaki Z750 ou la Suzuki SV650 — la Morini affiche un tempérament plus fougueux, moins policé, davantage tourné vers la sensation brute que vers la performance chiffrée.
Partie cycle & Comportement
Le châssis repose sur un cadre treillis tubulaire en acier, choix classique chez Morini et garant d'une rigidité équilibrée. L'empattement de 1 440 mm est court, très court même : cela promet une agilité naturelle, une facilité à basculer d'un bord à l'autre typique des roadsters agiles. La hauteur de selle de 830 mm est contenue, accessible à la majorité des pilotes, sans sacrifier l'espace de conduite.
Les suspensions affichent des débattements identiques — 129 mm à l'avant, 130 mm à l'arrière — signature d'une volonté d'équilibre. Les fourches USD à l'avant offrent une rigidité latérale supérieure aux classiques fourches conventionnelles, bénéfice non négligeable en virage. Le monoshock arrière, sans doute réglable en précharge, gère l'assiette avec sobriété. Le poids à sec de 198 kg reste maitrîsé pour la cylindrée, facilitant la manœuvrabilité à basse vitesse et la sensation de légèreté perçue en dynamique.
Le freinage s'en tient à l'essentiel : un disque de 320 mm à l'avant, 220 mm à l'arrière, en simple étrier. Pas d'ABS — la technologie n'est pas encore systématique en 2007 — ce qui impose au pilote une gestion maîtrisée du freinage, particulièrement en conditions humides. Cette approche minimaliste renforce le sentiment de connexion directe entre la machine et son conducteur, caractéristique des roadsters de cette génération.
Technologie & Équipement
La dotation technique reste mesurée, fidèle à la philosophie Morini. L'injection électronique et le refroidissement liquide constituent le socle moderne obligatoire, tandis que l'absence de systèmes électroniques avancés — contrôle de traction, modes de conduite — reflète la volonté de préserver une expérience motocycliste épurée. La boîte manuelle six rapports offre une granularité suffisante pour optimiser le moteur sur route ou circuit, et l'embrayage multidisque humide assure une durabilité éprouvée.
Le réservoir de 18 litres garantit une autonomie correcte, sans excès. L'équipement de série reste basique : compteurs analogiques probablement, éclairage halogène, pas de connectivité. Cette sobriété n'est pas une faiblesse, mais un parti pris : Morini cible un public qui valorise la mécanique plutôt que l'électronique.
Sur la route
La Morini 1200 Corsaro s'adresse au pilote moto dans l'âme, celui qui préfère un bon V-twin vibrant et sonore à un quatre-cylindres lissé. Elle excelle sur petites routes sinueuses et circuits, où son agilité naturelle et sa puissance accessible brillent sans détour. Le compromis dynamique — fourches USD, cadre rigide, poids maîtrisé — en fait une machine réactive, exigeante mais gratifiante.
En usage quotidien, elle impose quelques concessions : absence d'ABS, selle étroite, équipement minimaliste, vibrations du V-twin. Mais pour qui accepte ces caractéristiques comme autant de traits de personnalité, la Corsaro offre une expérience motocycliste authentique à un tarif raisonnablement compétitif. À 12 590 euros, elle propose un excellent rapport qualité/prix face aux roadsters importés, avec l'avantage d'une provenance italienne et d'une singularité mécanique que les constructeurs de masse ne peuvent offrir. C'est une machine pour pilotes avertis, qui savent ce qu'ils cherchent et acceptent les défauts comme le prix de l'authenticité.
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Questions fréquentes
Quel est le prix de la Morini 1200 CORSARO 2007 ?
La Morini 1200 CORSARO 2007 est affichée à 12 590 € (tarif constructeur indicatif, hors options et frais de mise en route).
Quelle est la puissance de la 1200 CORSARO ?
La Morini 1200 CORSARO 2007 développe 140 ch (104.4 kW).
Quel est le poids de la 1200 CORSARO ?
La Morini 1200 CORSARO 2007 pèse 198 kg à sec.
Quelle est la hauteur de selle de la 1200 CORSARO ?
La hauteur de selle de la Morini 1200 CORSARO 2007 est de 830 mm.
La 1200 CORSARO est-elle compatible permis A2 ?
Non : avec 104.4 kW d'origine, la Morini 1200 CORSARO 2007 dépasse les 70 kW au-delà desquels le bridage A2 n'est pas autorisé.
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