996
Accroche La Ducati 996 de l'an 2000 incarne un moment charnière dans l'histoire de la marque de Bologne : celui où le constructeur italien, historiquement associé aux bicylindres désaxés et aux configurations exotiques, choisit de reveni…

Accroche La Ducati 996 de l'an 2000 incarne un moment charnière dans l'histoire de la marque de Bologne : celui où le constructeur italien, historiquement associé aux bicylindres désaxés et aux configurations exotiques, choisit de reveni…
Est-elle faite pour vous ?
Trois réglages et la fiche s'adapte à votre profil.
Score global d'adéquation à votre profil, calculé sur l'accessibilité, le permis et l'usage.
Vous posez bien la plante des deux pieds. Les 198 kg se gèrent facilement.
Trop puissante pour être bridée en A2 : permis A requis.
Confort d'assise et couple disponible : une vraie compagne pour avaler les kilomètres.
Courbes de performance
Puissance & couple estimés selon le régime
Profil de la moto
Évaluation sur 6 axes
Ce que cache un prix presque stable
Le prix catalogue de chaque millésime, face au prix de lancement ajusté de l'inflation. L'écart entre les deux courbes, c'est ce que l'acheteur gagne.
Fiche technique
Deux lectures d'un même modèle — la synthèse parlante, ou le détail exhaustif.
Le poids conditionne la maniabilité à l'arrêt comme en mouvement — un critère décisif au quotidien.
Détermine l'aisance pieds au sol aux arrêts et manœuvres selon votre taille.
La puissance de pointe donne le tempérament, mais le ressenti dépend surtout de la disponibilité du couple.
Plus le couple arrive tôt, moins vous jouez de la boîte en ville comme en côte.
À mettre en regard de l'équipement, des prestations et de la concurrence directe.
Galerie
3 photosDucati 996, en détail
Accroche
La Ducati 996 de l'an 2000 incarne un moment charnière dans l'histoire de la marque de Bologne : celui où le constructeur italien, historiquement associé aux bicylindres désaxés et aux configurations exotiques, choisit de revenir à une formule plus classique pour accéder au marché des superbikes modernes. Positionnée à 15 408 euros, elle se veut une alternative à la domination japonaise, moins exubérante que ses rivales mais dotée d'une identité distincte. Cette 996 s'adresse au pilote de route en quête de caractère moteur authentique et de dynamique sportive sans passer par l'électronique de pointe — une philosophie résolument old school qui plaît à ceux qui veulent sentir la moto sous eux.
Moteur & Caractère
Sous le carter, un bicylindre parallèle de 996 cm³ respire l'air du temps : injection électronique, refroidissement liquide, quatre soupapes par cylindre. Avec 112 chevaux à 8 500 tr/min et 94 Nm de couple à 8 000 tr/min, ce bloc affiche des chiffres honnêtes mais non spectaculaires pour l'époque. Le rapport poids-puissance de 1,76 kg/ch place la 996 dans la cour des sportives crédibles, sans excès.
Ce qui caractérise ce moteur, c'est sa nature : un bicylindre qui respire par les naseaux plutôt que de hurler. Le régime de puissance culminant à 8 500 tr/min indique une courbe généreuse en bas et milieu régime, typique des blocs italiens. On imagine une moto qui tire franc dès 5 000 tr/min, avec un plateau de couple généreux entre 6 000 et 8 500 — idéal pour la route sinueuse. L'injection EFI apporte la fiabilité et la régularité, mais le caractère reste celui d'un moteur qui demande du doigté, pas une machine à la précision robotique. Face aux quatre-cylindres japonais de même cylindrée, la 996 sacrifie un peu de régularité pour gagner en sensation et en personnalité.
Partie cycle & Comportement
Le châssis adopte la structure treillis tubulaire en acier, la signature stylistique de Ducati. C'est un choix délibéré : léger, rigide, et surtout capable de transmettre les informations du sol au pilote sans filtrer. Avec 198 kg à sec, la 996 affiche une masse contenue, favorable à la maniabilité. L'empattement de 1 410 mm est court, prometteur de réactivité en changement de direction.
Les suspensions respirent la simplicité efficace : fourche USD de 127 mm de débattement à l'avant, monoamortisseur de 130 mm à l'arrière. Ces chiffres révèlent une géométrie sportive mais raisonnable, loin des débattements extrêmes des superbikes de compétition. Le pilote doit s'attendre à un comportement direct, légèrement nerveux en virage rapide, avec une géométrie de direction probablement agressive. La selle à 790 mm limite l'accessibilité pour les petits gabarits, mais place le centre de gravité favorablement.
Le freinage repose sur un système à disques peu généreux : 320 mm à l'avant, 220 mm à l'arrière, avec un ABS mais sans correction en virage. C'est la limite de cette machine : les freins font le job en usage routier, mais manquent de mordant en piste. La présence de l'ABS sauve la mise pour les pilotes moins expérimentés, mais l'absence d'anti-cabrage et de contrôle de traction rappelle que l'on a affaire à une moto qui exige du respect et du savoir-faire.
Technologie & Équipement
L'électronique embarquée se résume à l'essentiel : ABS simple, sans les raffinements que les constructeurs japonais commencent à proposer. Pas de contrôle de traction, pas de modes de conduite, pas de quickshifter, pas d'anti-cabrage. Cette nudité technologique n'est pas une faiblesse, mais une philosophie. La 996 de 2000 refuse de se cacher derrière une armada d'aides électroniques ; elle mise sur la transmission directe entre le pilote et la moto. C'est austère, presque monacal, comparé à la concurrence japonaise de haut de gamme, mais cela confère une authenticité que certains chériront.
L'équipement de série reste basique : pas de régulateur de vitesse, pas de sièges chauffants, pas de système de navigation. La 996 est une moto de pilote, pas une grand-tourisme. Le réservoir de 17 litres offre une autonomie acceptable pour une journée de route sportive, sans excès.
Sur la route
La Ducati 996 de 2000 est une machine pour le pilote qui a grandi avec les vraies motos, ou qui aspire à le devenir. Elle n'offre ni l'assistance électronique des superbikes modernes, ni la puissance brute des quatre-cylindres japonais, mais quelque chose de plus rare : une connexion viscérale avec la route. Son bicylindre au caractère affirmé, son châssis léger et réactif, son absence d'électronique envahissante en font une compagne exigeante mais honnête.
Au prix de 15 408 euros, elle se positionne habilement : moins chère que les superbikes nipponnes haut de gamme, elle offre une alternative crédible pour celui qui refuse de suivre le troupeau. Les compromis sont réels — freinage limité, technologie minimale, selle haute — mais ils servent une cause : la pureté du pilotage. C'est une moto qui récompense le travail, qui ne pardonne pas les approximations, mais qui livre une satisfaction viscérale que les machines trop civilisées ne peuvent pas égaler. Pour le routard sportif exigeant, c'est une excellente affaire.
Soyez prévenu dès qu'une offre tombe sur la 996
Baisse de tarif, arrivée en concession, promo d'occasion — un e-mail, zéro spam.
Motos similaires






Questions fréquentes
Quel est le prix de la Ducati 996 2000 ?
La Ducati 996 2000 est affichée à 15 408 € (tarif constructeur indicatif, hors options et frais de mise en route).
Quelle est la puissance de la 996 ?
La Ducati 996 2000 développe 112 ch (83.52 kW).
Quel est le poids de la 996 ?
La Ducati 996 2000 pèse 198 kg à sec.
Quelle est la hauteur de selle de la 996 ?
La hauteur de selle de la Ducati 996 2000 est de 790 mm.
La 996 est-elle compatible permis A2 ?
Non : avec 83.52 kW d'origine, la Ducati 996 2000 dépasse les 70 kW au-delà desquels le bridage A2 n'est pas autorisé.
Avis de la Tribu
Connectez-vous pour partager votre expérience avec la Tribu : votre lien avec la moto, vos notes critère par critère, vos points forts et faibles, votre récit.
Se connecter pour écrire mon avisAucun avis pour le moment — soyez le premier à partager le vôtre.
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Aucun commentaire pour le moment